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par Aurélie ARNAUD - Cabinet 2A avocat
Avocat en droit du travail Paris
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En effet, la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 prévoit la création d'un congé supplémentaire de naissance, indemnisé par la sécurité sociale.
Ce congé :
Au plan formel, il est prévu :
L'entrée en vigueur est prévue au 1er janvier 2026. Néanmoins, il conviendra d'attendre les décrets d'application fixant les modalités pratiques de la mise en place du congé de naissance, comme le montant de l'indemnisation (ce serait a priori 70 % du salaire net antérieur pour le premier mois, 60 % pour le second), le délai de prévenance de l'employeur (a priori entre quinze jours et un mois).
Le congé est créé au bénéfice de chacun des deux parents pour chaque naissance ou adoption. Il s'ajoute aux congés de maternité, paternité et d'accueil de l'enfant, ou d'adoption.
Un salarié ne pourrait partir en congé supplémentaire de naissance que s'il a préalablement utilisé, en principe, son congé spécifique lié à l'arrivée de l'enfant :
Exception : cette condition ne s'appliquerait pas si le salarié n'avait pas pris tout ou partie de ce congé parce qu'il ne pouvait pas bénéficier des indemnités journalières afférentes (par exemple absence de droits ouverts à IJSS).
Le congé supplémentaire de naissance aurait une durée au choix du parent de 1 ou 2 mois.
Il serait non fractionnable : il doit être pris en une seule fois, sans possibilité de le découper en plusieurs périodes.
Chaque parent pourrait :
Ainsi, pour une même naissance ou adoption, les deux parents disposeraient chacun de leur propre droit à congé supplémentaire.
Le délai précis dans lequel le congé devra être pris sera fixé par décret.
Cependant, l'annexe 9 du projet de loi pour 2026 donne une orientation :
Ce point reste conditionné à la parution du décret d'application.
Pendant ce congé, une indemnité journalière de sécurité sociale (IJ) serait versée :
Le montant de l'indemnité doit être fixé par décret, mais le PLFSS et son annexe donnent une grille indicative :
L'indemnité correspondrait à une fraction des revenus d'activité antérieurs soumis à cotisations, dans la limite d'un plafond, et ramenés à une valeur journalière.
Selon l'annexe 9 du PLFSS 2026 et les déclarations de la ministre de la santé (audition du 21 octobre 2025), l'indemnisation serait dégressive :
Cette logique de dégressivité est présentée comme visant à inciter fortement à la prise du premier mois, tout en permettant un second mois avec une indemnisation un peu moindre.
L'indemnité de congé supplémentaire de naissance ne pourrait pas se cumuler avec :
À l'issue du congé supplémentaire de naissance, le salarié bénéficierait de protections comparables à celles attachées aux autres congés familiaux :
Ces garanties visent à limiter l'impact négatif du congé sur la carrière et l'égalité professionnelle.
Censé entrer en vigueur le 1er janvier 2026, pour que le dispositif s'applique effectivement, des décrets d'application devront être publiés, notamment pour préciser :
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